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Autisme et magasins: le dur regard des gens

Mon dernier voyage shopping à l’épicerie

Je souhaite partager une expérience positive avec vous.
Hier, je suis allée faire des courses avec Charlie et Jude. La dernière fois que je les ai emmené au supermarché toute seule, ils ont tous les deux fais une grosse colère et j’ai du quitter le magasin les mains vides. Je me suis sentie triste et ennuyée.

Expérience positive

Inutile de dire que je n’étais pas vraiment enthousiaste quant a notre prochaine sortie à l’épicerie avec les garçons. Il était important pour moi de repousser mon anxiété, c’est pourquoi hier, j’ai décidé de faire d’emmener les garçons en courses.

Devine quoi? C’était incroyable. Pas de colère, pas de cris, pas de pleurs, pas d’étrangers qui nous regardent de travers! Le reve! Nooon, je plaisante. Ca aurait été cool…
Ce qui s’est réellement passé, c’est que Charlie a fait une de ses énormes colères lorsqu’on etait a la caisse et Jude a commencé s’est mis a pousser des hurlements aussi. Il n’était même pas en colère, il imitait simplement les cris de Charlie. La vache! C’est qu’ils savent comment crier. Quand je dis que Charlie n’est pas verbal, cela ne veut pas dire qu’il est silencieux. Il ne peut pas dire un seul mot, mais parfois, il est TRÈS bruyant.
Quoi qu’il en soit, je continue de ranger mes courses pendant que les enfants s’égosillent toujours.  Les gens nous regardent de toutes les directions, encore plus que d’habitude. La plupart d’entre eux ont l’air ennuyés, on m’a souri, d’autres regardent simplement parce qu’il est naturel de se retourner quand on entend des hurlements. C’est la que ça devient intéressant: je m’en fichais complètement. Pour la toute première fois, je n’en avais rien a faire du regard des gens. Habituellement, ces moments sont horribles pour moi et je veux creuser un trou et y disparaître. Pas hier. Pour je ne sais quelle raison, je souriais juste, et non pas parce que j’étais nerveuse ou parce que je me sentais gênée non plus. Quelque chose s’est passée: un déclic. Je me suis rendue compte que c’était ma vie et que ça allait probablement arriver mainte et mainte fois encore et qu’il était judicieux d’aborder ces situations avec un sourire sur le visage.

La caissière a eu des mots gentils

J’ai brièvement essayé de réconforter Charlie en sachant qu’il n’y avait pas grand chose que je puisse faire pour qu’il se sente mieux a ce moment la. J’ai donc continué à emballer mes courses à l’abri des réactions des gens. À ce stade, Charlie pleure tellement qu’il s’étale de la morve sur le visage. Degeulasse … Je sais. C’est alors que la caissière me dit:

« Je suis désolée que les gens ne vous lâchent pas du regard … on dirait qu’ils n’ont jamais vu un enfant pleurer ».

Je ne peux pas vous dire combien sa phrase m’a fait plaisir! Elle ne m’a même pas dit que je faisais du bon travail avec les enfants ou que j’étais une bonne maman, alors pourquoi cela m’a-t-il fait plaisir? J’y ai réfléchi et voici surement pourquoi.
Tout d’abord, elle a reconnu que je n’étais pas folle et que les gens nous regardaient vraiment. Souvent, lorsque je mentionne à ma famille et mes amis que les gens me regardent dans le magasin, ils me disent que je suis paranoïaque. Deuxièmement, et surtout, elle m’a donné confirmation que ma nouvelle attitude de ne pas se soucier des gens était la bonne approche. Oui, mon enfant pleure. Bien sûr, il est bruyant et ça arrive souvent quand on va au magasin, mais qu’est-ce que je peux faire d’autre? Est-ce que je garde Charlie à la maison parce qu’il est autiste? Devrais-je l’isoler encore plus du reste du monde parce qu’il a parfois des crises de colère et des crises d’angoisse dans le magasin? Il n’est pas mal élevé. Il est autiste, il ne nous fait pas passer un sale quart d’heure volontairement , et honnêtement, il est probablement celui qui a le plus de mal dans ces moments la.

Ne jugez pas sans savoir

Et moi? Eh bien, je fais de mon mieux. Ces personnes qui nous regardent rentreront chez elles quelques minutes après notre interaction, mais moi, je dois écouter les cris de mon fils encore et encore, au magasin et à la maison, pardonnez-moi, mais à partir de maintenant je ne vais pas quitter le magasin pour vous épargnez ses cris.
Sachez juste que dans le confort de notre maison, entre les 30 heures hebdomadaires de traitement que Charlie reçoit et la discipline que nous essayons de communiquer avec lui, nous faisons de notre mieux pour éviter ces effondrements publiques. Il est autiste et ce n’est pas facile.
Faites-moi une faveur. La prochaine fois que vous voyez un enfant crier dans le magasin, ne regarder pas avec insistement et ne faites pas de commentaires méchants. Je comprends, c’est un réflexe de se retourner et regarder, mais si vous établissez un contact visuel avec les parents de cet enfant, un sourire savant est vraiment tout ce qui convient. Rappelez-vous, il y a souvent plus à l’histoire que juste un enfant criant dans un caddie.

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4 Comments

  • Reply
    Brandy
    2017-07-10 at 1:20

    I love this post!! Your right about nt caring what others think. And I like the ending, makes me think about my reactions when I’m out not to my own child but other people.

  • Reply
    Kelly devine
    2017-07-10 at 1:50

    Thank goodness fir that lady! And I’m loving the new outlook. I’ll try it tomorrow

  • Reply
    Brooks
    2017-07-25 at 1:28

    Love this post! That cashier said the absolute best thing possible!! Complete validation, and also assuring you that it is perfectly normal for kids to cry, the people staring are the weird ones.

    P.S. all of your photos are absolutely gorgeous.

    • Reply
      The Autism Cafe
      2017-07-26 at 6:06

      Thank you so much Brooks! The cashier was very sweet, I won’t forget because her reaction is a rare one.

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